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 Haiti-Refondation.org

NOTRE PRÉSIDENT EST UN DEMEURÉ

18 Février 2014, 17:16pm

Publié par haiti-refondation-org

NOTRE PRÉSIDENT EST UN DEMEURÉ

Par Laetitiah Sept

Martelly demande un port à Obama!


Lors de son entretien avec le Président Barack Obama, le Président Martelly a déclaré au sujet de Parc Industriel du Nord (Caracol) « J’ai expliqué au Président Barack Obama la nécessité de doter le Parc d’un port à Fort-Liberté ou d’agrandir celui du Cap-Haïtien, car actuellement, près de 70% du trafic commercial maritime desservant le Parc, passe par la République Dominicaine. Le Président Obama a demandé à ses services d’étudier la question. »
Cette phrase ineffable est un extrait des textes des thuriféraires du "chef seksyon global", Martelly, qui dansaient de joie autour de sa visite au président Obama a Washington.
Voilà Martelly qui débarque a Washington comme un paysan global, sanglé
dans sa camisole d'ignorance pour aller demander un port à Obama!


Ainsi, font, font, font les petites marionnettes!


Alors, on comprend pourquoi François Hollande a été reçu en grande pompe, avec les honneurs militaires et un diner official montrant les deux leaders en train de trinquer et de sabler le champagne ensemble.
Tandis que, deux jours auparavant, Michel Martelly a été reçu comme dans la cuisine où le président Obama lui tirait les oreilles et avait probablement du mal à communiquer avec lui, car ils ne communiquent pas du tout au même niveau.
Puisque Micky était dans le palais cristal, assis à la gauche de Dieu, bien chez lui sur sa petite chaise en or, il en a profité pour lui placer quelques requêtes! Alors, comme Micky répondrait à l'un de ses courtisans (comme le député Luckner Noel), " Martelly a demandé un pont et il a conclu que "Le Président Obama a demandé à ses services d’étudier la question." Quoi d'autre répondre à un enfant qui vous aurait demandé un avion?
Une chance que le président d'Haïti ne nous a pas raconté que le président américain n'eut pas enfoui ses mains dans ses poches pour lui extraire un petit quelque chose qu'il placerait dans ses mains.
Serait-ce vraiment le niveau de perception que Martelly a développé de la gouvernance en général après trois ans comme président? Même pour avoir suivi ce qui se passe à la télévision, Martelly aurait dû avoir une meilleure compréhension de ce que représente le gouvernement aux États unis. Et en Haïti également, en fait.
N'a-t-il jamais entendu parler des débats houleux  sur le budget, les "earmark", les "entitlements", les "discretionary spendings", les "appropriations", les "pork barrels", "line items", etc.?
N'est-il pas au courant des difficultés que le président des États-Unis confronte à établir les fonds pour les projets et services? Est-il vraiment au courant des mécanismes budgétaires qui caractérisent les gouvernements modernes? Des relations qui existent entre "revenues" et "dépenses"?
Sait-il que le président des États-Unis n'a pas le droit de dépenser un centime de l'Union sans un acte préalable du Congrès
Sait-il qu'il en est de même en Haïti? Sait-il que le président et le premier ministre n'ont aucune prérogative pour dépenser un centime de l'état sans un acte du parlement Haïtien?
Apparemment, ni Martelly, ni même Lamothe ne le savent pas. Ils ne sont pas imbus des mécanismes et des procédures. Est-ce pourquoi ils n'avaient pas de place pour la ministre de l'Économie, Mme Marie Carmelle Jean-Marie, dans leur petit "dégage politique" que représente le gouvernement du pays. Le dernier budget nous dit quelque chose des modes de penser de ces gens.
M. Martelly fait une sortie nocturne de son trou pour être place à la présidence d'un pays appelé Haïti par l'arrogant Edmond Mulet. Aussitôt arrive au pouvoir, il considère le pays comme sa petite boutique et place sa femme et son fils derrière les caisses, ses amis derrière les comptoirs, avec la Minustah aux portes d'entrée comme garde de sécurité, fait arrêter les parlementaires qui pourrait contester ses procédés, menace de tcwhuiper ou de faire "tomber le Malheur" sur ceux qui le "chercheraient", fait tomber ses pantalons en mots vulgaires.
Laurent et Martelly attrapent tout ce qui leur tombe sous les mains et en disposent à leur guise, profitant des vacances administratives lorsqu'il n'y avait pas de premier ministre, abusant les faiblesses parlementaires, soudoyant les féodaux comme eux, achetant les députés, etc.
Cette sollicitation à Washington n'est qu'une forme de l'état d'âme féodal des responsables actuels d'Haïti. Une autre forme est cette fameuse "distribution de cabri" aux paysans Haitiens par Laurent Lamothe.
En effet, si durant sa visite à Washington, Martelly était le paysan qui demandait un "port" à Obama, Durant sa tournée dans le Nord-Ouest, Lamothe était l'équivalent d'Obama qui distribuait des cabris aux paysans.
Dans les deux cas, nous somme en face de la superstructure feudal qui façonne les modes de pensée de ces gens.
L. Sept
15 Février 2014

https://groups.yahoo.com/grandsdebats/conversations/messages/124618

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Philippe 19/02/2014 06:38

Un port pour le Nord est une ouverture pour le commerce et les echanges entre Haiti et les autres pays l'Amirique inclus. Pourquoi ne pas voir un debouche pour Haiti. Les parlementaires font la critique et ne semblent pas vouloir contruire ou meme travailler dans l' interet du pays pour eux le pays est a attendre qu' ils sortent de leurs attitudes negatives et continuer a ne rien faire pour permettre au pays de progresser. Si les usines a Caracol produisent un port a leur service est meilleur pour des revenus et des emploies pour le Nord, mais qu'import si on est a Port-auPrince.

Charles Ziwi 19/02/2014 00:38

what a bunch of crock.
and this is why haiti is like a boquite of crabs... le youne monte, lot la rale'l decend.